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Produits laitiers & calcium

Certaines personnes suppriment les produits laitiers pour différents motifs, notamment digestifs en cas d’intolérance au lactose, d’allergie, par conviction (véganisme), pour éviter le cholestérol… Or, les apports nutritionnels de cette famille d’aliments sont importants. Protéines, calcium mais aussi vitamines D et B, sont indispensables pour notre (bonne) santé.

« Une partie de la population a tendance à remplacer le lait et les produits laitiers en général par des jus végétaux, comme le lait de soja, d’amande, de riz, de noisettes, d’avoine, de coco, de noix de cajou… Mais leur composition n’est pas comparable à celle du lait de vache – et de mammifères en général – car ceux-ci contiennent des protéines. Seul le lait de soja se rapproche de la composition nutritionnelle du lait en termes de protéines, vitamines et de minéraux. Les autres laits végétaux ne contiennent pas de protéines, et tous doivent être enrichis en calcium », explique Christine Lachaussée, diététicienne au sein de la Maison médicale de Tilleur. Si un yaourt au lait de brebis peut être tout aussi intéressant, nutritionnellement, qu’un yaourt au lait de vache, il n’en est rien pour un verre de lait de riz ou de coco qui ne contiendra, notamment, pas de assez protéines.

« C’est encore plus important quand il s’agit de jeunes enfants, qui ont un besoin vital de protéines pour leur croissance », reprend Mme Lachaussée Les jus végétaux, à l’exception de celui de soja, ne peuvent donc pas remplacer le lait chez l’enfant. La problématique est moins grande chez l’adulte, qui bénéficie d’autres sources de protéines (viande, poisson, œufs, fromages).

Le taux de protéines tourne autour de 3g par 100 ml pour le lait de vache et le jus de soja (nature), mais il chute à moins de 0,5g par 100 ml pour lait d’amande, d’avoine, de riz, de châtaigne ou de noisette. Le calcium affiche 120mg/100 ml de lait demi-écrémé de vache, et pour les alternatives végétales amande et soja enrichies en calcium : préférez donc ces versions.

Et le lactose ? « Il est présent dans tous les laits animaliers, donc le lait de jument ou de chèvre ne peut pas ‘mieux’ passer que celui de vache, comme le pensent parfois certains patients », précise la diététicienne. « Je vous encourage vraiment à prendre l’habitude de bien regarder les étiquettes alimentaires pour vérifier les ingrédients et les compositions. »

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Les jus végétaux (amande, riz, coco) n’ont pas la même composition nutritionnelle que le lait de vache, ils ne peuvent le remplacer, surtout chez le petit enfant qui a besoin de protéines.

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En quelle quantité devons-nous consommer des produits laitiers pour notre santé ?

« Le Conseil Supérieur de la Santé recommande 250 à 500ml/g de lait ou équivalents en produits laitiers par jour, ce qui représente par exemple, pour 250ml de lait, 2 yaourts de 125g, 100g de fromage frais ou encore 30 à 40g de fromage à pâte dure. » Cette recommandation permet d’assurer notre apport quotidien en calcium. On peut l’augmenter en période de grossesse, allaitement, ménopause et postménopause, étapes hormonales de la vie qui diminuent l’absorption de ce minéral par l’organisme.

« Plus un fromage est dur, plus il est généralement gras et contient davantage de calcium, poursuit Christine Lachaussée. Faites attention à la taille des portions si vous avez trop de cholestérol (graisses). De manière générale, mieux vaut éviter les fromages qui ont plus de 50% de matières grasses. Bien sûr, cela dépend aussi de votre activité physique. Pour le lait, préférez le demi-écrémé à l’écrémé car ce dernier perd beaucoup de nutriments. »

Les légumes verts et les légumes secs, les céréales complètes, les oranges, les framboises et les fruits secs constituent d’autres sources de calcium, de même que certaines eaux. « Préférez celles qui contiennent au moins 150mg de calcium par litre », ajoute la spécialiste. Attention toutefois aux eaux qui sont trop chargées en sulfates (bien lire l’étiquette sur la bouteille). Parmi les autres ennemis du calcium, l’alcool, le tabac, et l’excès de sel et de protéines qui augmente la « calciurie » (perte de calcium dans les urines).

Le beurre et la crème fraîche n’entrent pas dans la catégorie des « produits laitiers », contrairement à ce que l’on pourrait penser. « Le beurre d’été est intéressant pour sa teneur en vitamine D, qui permet d’assimiler le calcium, mais il contient du cholestérol. Une large partie de la population est carencée en vitamine D, surtout en hiver quand nous manquons de lumière (la lumière permet la synthèse de cette vitamine, Ndlr). Il faut aussi un bon rapport avec le magnésium et le phosphore, autres minéraux importants pour la santé. »

Outre votre médecin référent, d’autres personnes peuvent vous aider au sein de la Maison médicale, comme notre diététicienne Christine Lachaussée. Elle est la personne-ressource qui peut vous donner (en consultation individuelle ou collective) les infos utiles pour avoir une alimentation à la fois équilibrée et adaptée à vos besoins spécifiques.

En résumé

Si vous faites attention à votre ligne : privilégiez les laitages écrémés ou demi-écrémés qui contiennent autant de calcium et de protéines que les laitages entiers, mais moins de graisses. Pour ceux qui ne consomment pas de laitages : que ce soit par goût ou pour des raisons d’intolérance au lactose, voire d’allergie, il existe des alternatives végétales qui, si elles sont enrichies en calcium, font très bien l’affaire => lait de soja

Lire aussi : Dans ma boîte à tartines

Le confinement

Les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19 sont de plus en plus difficiles à supporter pour une frange non négligeable de la population. Ce qui devait durer quelques semaines au printemps 2020 nous poursuit encore aujourd’hui. Une expérience inédite pour la plupart d’entre nous, qui avons toujours eu l’habitude d’aller et venir à notre guise, sans la moindre entrave à nos libertés. Comment dépasser ce mal-être individuel qui nous étreint pour continuer d’assurer la sécurité et la santé de tous ?

« C’est vrai, le contexte actuel fait que de nombreuses personnes ne se sentent pas bien », confirme Christelle Théâte, psychologue à la Maison médicale de Tilleur. « La pandémie est, en soi, un phénomène insécurisant. Le quotidien dans sa plus simple expression – aller faire ses courses, par exemple – peut faire peur – la peur d’être contaminé. Sachez d’emblée que cette peur est légitime dans l’incertitude actuelle. Oser en parler, oser dire que oui, c’est difficile, et pour beaucoup de monde, procure déjà un certain soulagement. Il faut pouvoir en discuter, et aussi pouvoir être entendu dans son ressenti. Chacun doit pouvoir s’exprimer à son niveau. Notamment dans les couples qui perçoivent les choses différemment, si l’un a peur et l’autre non, par exemple. »

Vous aviez pourtant bien résisté au premier confinement au printemps l’an dernier et ne comprenez pas pourquoi la situation actuelle vous épuise ? Là non plus, vous n’êtes pas seul(e), rassurez-vous. « La longueur du confinement joue un rôle important, déculpabilise d’emblée Mme Théâte. Le prolongement sans perspectives fait qu’on se demande quand on va en sortir, alors qu’en mars 2020, on se disait « ça va aller », « on profitera en été ». Certains d’entre nous y ont même vu du positif : la vie s’écoulait soudain au ralenti, comme en mode pause, offrant une espèce de ‘parenthèse enchantée’ au stress et à l’urgence de vivre que nous connaissions jusque-là. »

Entre-temps, le coronavirus n’a, lui, marqué aucune pause. Les difficultés sont revenues avec un effet boomerang, qui a amené pas mal de personnes à consulter. « Aujourd’hui, il y a une énorme lassitude. Et l’hiver n’arrange rien, notamment avec son manque de luminosité mais aussi le froid qui permet moins de se voir à l’extérieur, puisque se réunir à l’intérieur est plus risqué (et interdit hors bulle sociale, Ndlr). Du coup, on se demande tous si et quand ces petites choses qui nous font du bien vont pouvoir reprendre. Or, on n’a pas la réponse. »

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Prendre du temps pour soi, conserver le lien social un tant soit peu,

est essentiel en cette période d’incertitude.

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Cette absence de lien social est compliquée, voire cruelle pour bon nombre d’entre nous. On peut se sentir isolé, et il est extrêmement difficile de se projeter. Et davantage encore pour les personnes qui doivent aussi affronter des soucis financiers, une perte d’emploi… Comment continuer ? « Essayons d’abord de voir tout ce que nous pouvons essayer de mettre en place, conseille la psychologue de la Maison médicale. Comme des activités dehors par exemple, des balades pour maintenir du lien. Ou simplement passer un coup de fil pour prendre des nouvelles de quelqu’un – se sentir utile, s’investir dans l’entraide et la solidarité est extrêmement bénéfique, on l’a vu auprès des personnes qui ont cousu des masques lors de la première vague. Il est important de garder des repères, un rythme, de trouver des motivations même dans des choses simples du quotidien. Pour d’autres personnes, suivre une conférence ou des cours en ligne par exemple, même si le virtuel ne remplace pas le lien social direct, peut aussi avoir des effets positifs. »

Et quelle place pour l’information, dans tout ça ?

D’aucuns affirment qu’elle est anxiogène, qu’en pense la spécialiste ? « S’informer, oui, mais pas trop. La Covid-19 est omniprésente, regarder un journal ou les informations une fois par jour est suffisant, ensuite on coupe pour en sortir car, comme on l’a dit, le contexte peut être insécurisant pour certains », poursuit Christelle Théâte. « Il faut prendre du temps pour soi, prendre soin de soi. Pourquoi ne pas s’adonner à une passion pour laquelle on n’a jamais eu le temps ? Un cours de yoga en ligne, par exemple. Ou faire un album de photos. Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps encore, il y a une foule de choses qu’on n’aurait jamais imaginé faire, notamment en virtuel, et pourtant… »

Plus d’infos pour les rendez-vous psychologiques auprès de l’accueil de la Maison médicale, 

par e-mail à: accueil.tilleur@mmt-s.be, ou par téléphone au : 04 233 14 79

La marche à pied

Petite devinette : qu’est-ce qui ne coûte rien, que tout le monde peut faire de 2 à 99 ans (voire plus), n’importe où et n’importe quand, seul ou à plusieurs, et qui fait un bien fou pour la santé et pour le moral ? La marche, évidemment !

Mettre un pied devant l’autre, tout simplement, est une activité physique naturelle que nous devrions pratiquer au moins 30 minutes par jour. Aucune obligation de passer en mode sportif, une marche simple, au rythme de ses possibilités physiques, suffit pour distiller ses nombreux bienfaits. Par exemple ?

  1. La marche diminue le stress. A une époque où l’on nous en demande toujours plus, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, s’offrir une parenthèse de 30 minutes de marche, éventuellement en écoutant une musique apaisante ou une séance de mindfulness/méditation, permet de revenir au calme. Encore plus dans un environnement qui s’y prête particulièrement, comme la nature (forêt ou parc de ville). Il est prouvé que cette activité permet de diminuer le taux d’hormone du stress, mais aussi l’anxiété chez les personnes qui y sont sujettes.

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Vous préféreriez avoir quelqu’un avec vous pour vous motiver à marcher ?

La Maison médicale de Tilleur a vu naître un groupe de marcheurs. Il vous accueillera volontiers pour participer à ses balades non loin du quartier.

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  • Marcher aide à digérer : eh oui, ce n’est pas pour rien si on parle parfois de « balade digestive ». Non seulement elle confère une impression de légèreté en facilitant l’avancée du bol alimentaire dans le (long) tractus digestif (et stimule le transit intestinal), mais elle régule la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Très intéressant dans le contrôle du diabète et pour sa prévention. Mieux vaut donc opter pour un tour du pâté de maisons plutôt que pour le feuilleton télé d’après-dîner, à demi-écroulé dans le divan. Pas trop motivé ? Déplacez la balade de Médor après votre repas du soir pour faire d’une pierre deux coups.
  • Marcher, c’est bon pour la silhouette. Si l’aspect beauté vous touche davantage que celui de la santé, sachez que vos gambettes (et vos fessiers) vont adorer : à raison de séances régulières, vous les verrez se raffermir et se tonifier. La marche, en activant le retour veineux, prévient également les varices. Si vous marchez d’un bon pas, au moins 30 minutes d’affilée et au quotidien, vous pourrez même mincir, grâce aux calories ainsi brûlées régulièrement (comptez 150 kcal/jour, soit 1000 calories chaque semaine et ce, sans même vous en rendre compte !).
  • La marche est l’amie de notre cœur. Même en y allant à son rythme, c’est une activité de type cardio, qui fait travailler le muscle cardiaque, ce qui réduit les risques de troubles cardio-vasculaires (AVC, infarctus). Pratiquée régulièrement, elle aide à contrôler la tension (pression artérielle) et fait baisser le taux de mauvais cholestérol.
  • Marcher exerce également les fonctions respiratoires et améliore le souffle. Enfin, bouger est essentiel pour la bonne santé des os et, tout particulièrement chez les femmes, pour la prévention de l’ostéoporose.

Convaincu(e) ? Un groupe de marcheurs s’est constitué à partir de membres et de patients de la Maison médicale de Tilleur, via le groupe « Outil ». Une marche (gratuite) est organisée tous les lundis, en matinée. Le groupe est emmené par un volontaire, Denis Mayeres. Les balades se déroulent au rythme de chacun, par petits groupes de participants selon les aptitudes. Où cela ? Souvent sur le RAVeL tout proche (ligne 210, derrière le Delhaize de Saint-Nicolas, vers Ans) Le contact se fait via un groupe sur Messenger et Whatsapp (pour s’inscrire, un petit e-mail à denis.mayeres@gmail.com ou par téléphone, au 04/234 30 52).

Dans ma boîte à tartines…

« Oh non, pas encore du jambon… » Et si on bousculait un peu ce refrain bien connu des familles ? Si on mettait du peps dans la boîte à tartines ? Eh oui, notre Maison médicale, ce sont aussi notre diététicienne et nos infirmières (et mamans elles-mêmes) qui regorgent de bons plans pour faire de la pause de midi une parenthèse enchantée pour les petits estomacs (les grands sont les bienvenus aussi). On oublie en effet trop souvent cette maxime que la légende attribue à Hippocrate et qui affirme « que ton aliment soit ton médicament ».

Il n’y a pas que le pain qu’on peut mettre en boîte

Dans « boîte à tartines », il y a « tartines », un mot qui nous induit en erreur car il n’y a pas que le pain dans la vie.

« Mieux avoir le réflexe ‘féculent’ complet (fibres), conseille Christine Lachaussée, diététicienne à la Maison médicale de Tilleur. « Et on décline ce nutriment, qui permet à l’enfant de faire le plein d’énergie, sous toutes ses formes possibles au cours de la semaine : du riz, un wrap, du quinoa, une miche grise, deux tartines de pain complet. Cette variété permet au petit de bénéficier de différents apports nutritionnels, mais aussi de développer son goût (plus on commence jeune, plus c’est facile). L’enfant va ainsi aller de découverte en découverte. »

Sans oublier le plaisir des yeux au moment d’ouvrir la boîte à lunch : « Mmh, que me réserve mon dîner du jour ? » « N’hésitez pas à surprendre l’enfant, prévoyez par exemple des bâtonnets de carotte ou de concombre, des dés de melon, ou une brochette de tomates cerises. »

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La gourde : elle contient de l’eau. EAU. C’est-à-dire pas du soda, ni du jus de fruit, ni même du sirop pour agrémenter le goût. L’eau est la seule boisson indispensable à l’être humain. L’eau du robinet est parfaite… et moins chère.

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La ruse est votre alliée, la tactique votre force. Surtout quand il s’agit de faire avaler des légumes, vous l’avez sûrement déjà expérimenté avec vos bouts d’chou !

Les légumes sont pourtant incontournables pour leur apport en vitamines et en fibres (voir la nouvelle pyramide alimentaire, ci-dessous). La soupe de midi, quand l’école en propose, est une opportunité d’avoir une ration supplémentaire de légumes. Vous pouvez aussi « cacher » les légumes dans une roulade (jambon, wrap). Et pourquoi ne pas en profiter pour découvrir d’autres cultures ? Ou faire connaître la vôtre aux autres enfants de la classe ? Une tapenade de lentilles, une salade de pois bambara, un houmous de pois chiches et hop, voilà des légumineuses au menu !

Les petits gestes malins

  • Préférer les légumes (frais, c’est encore mieux)
  • Mieux vaut manger/croquer un fruit entier que boire un jus
  • Privilégier des protéines qui rassasient (fromage, œufs, jambon, poisson, etc.). Votre enfant réclame du sucré ? Ne l’autorisez que pour la seconde tartine, après les protéines, et pas tous les jours.
  • Donner la préférence aux produits frais et aux préparations maison, plutôt qu’aux préparations industrielles prêtes à l’emploi comme le thon mayonnaise, qui contient plus de mayonnaise que de thon. Faites-le donc vous-même, c’est facile et vous serez sûr.e que votre enfant mange du poisson et pas seulement de la sauce. Si la garniture contient de la mayonnaise, inutile de beurrer le pain en plus.
  • Garnir avec de la charcuterie : pas plus d’une fois par semaine.
  • Multiplier les repas chauds : si l’enfant va au dîner chaud à l’école, pas de dîner complet le soir mais plutôt un repas tartines avec des légumes et une soupe. Combien de tartines ? Une à trois (en fonction de l’âge et de l’activité).
  • Un fruit comme collation de 10h et non des biscuits, pour ne pas couper l’appétit et mieux manger le repas de midi. On garde les biscuits pour les jours où il y a sport ou pour l’après-midi (il y a ainsi plus de temps entre les deux repas).

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Saine, la canette de jus d’orange ? Elle contient exactement la même quantité de sucre qu’une cannette de cola ou de soda, soit l’équivalent de 7,5 morceaux de sucre. On garde ces boissons-là pour les jours exceptionnels (anniversaire, par exemple)

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Le petit truc de notre diététicienne Christine pour conserver la chaîne du froid : « Utilisez un petit sac isotherme dans lequel vous glissez une compote en berlingot qui a passé la nuit au congélateur et que vous sortez le matin : elle va servir de « bloc de froid » pour garder le déjeuner au frais à l’école » (ce n’est pas une excuse pour laisser le sac près du radiateur de la classe ou en plein soleil sur l’appui de fenêtre, au risque de voir le lunch transformé en bouillon de cultures). On peut aussi utiliser une plaquette réfrigérée ou, éventuellement, le frigo de l’école. Le respect de la chaîne du froid est particulièrement important quand le repas contient de la mayonnaise ou des charcuteries grasses.

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Le berlingot de lait est intéressant comme collation. Attention cependant aux jus végétaux (lait de soja, d’amandes, etc.) qui ne contiennent pas tous des protéines, or elles sont essentielles pour la croissance de l’enfant.

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Les échographies

Peut-être en avez-vous, vous-même, déjà eu l’expérience au cours d’une consultation chez nous : notre Maison médicale dispose, depuis un certain temps déjà, d’appareils d’échographie pour procéder à ce genre d’examens (deux appareils sur le site de Tilleur et un à Sclessin).

Ces machines permettent à nos médecins de réaliser des échographies, c’est-à-dire des images du corps humain en direct grâce à une technologie qui fait appel aux ultrasons. L’échographie la plus connue du grand public est sans doute celle du ventre de la future maman qui permet de visualiser le(s) bébé(s) in utero.

« Cet outil est un peu le prolongement de notre stéthoscope », explique le Dr Marc Vanmeerbeek, « il nous permet d’approfondir l’examen clinique, d’apporter un complément d’informations sur la pathologie et de confirmer un diagnostic, ou d’exclure certaines hypothèses, au décours de la consultation. L’acquisition de ces appareils, ainsi que la formation du personnel de la Maison médicale à leur utilisation, témoignent de notre volonté de toujours améliorer la qualité des soins et la prise en charge de nos patients. »

L’examen par échographie peut être utilisé soit en urgence de manière spontanée et immédiate – « à chaud » – pour appuyer un raisonnement clinique, soit en consultation de suivi pour une affection chronique (périarthrite de l’épaule, flux sanguin dans une artère potentiellement bouchée). Quelques exemples concrets pour mieux comprendre. Vous avez mal au ventre, le médecin vous voit en urgence dans son cabinet à la Maison médicale. Cette douleur abdominale vient-elle du rein ? De la vésicule ? Un autre patient présente, lui, des difficultés à uriner : s’agit-il du rein ? De la prostate ? Et cette jambe gonflée ? Un début de thrombose ? L’échographie va aider le praticien à affiner son diagnostic. Et, éventuellement, à décider d’envoyer son patient rapidement vers l’hôpital (pierre au rein, par exemple) avec, déjà, l’ébauche du trajet de soins.

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Le recours à l’échographie, dans des cas bien précis (en consultation d’urgence, notamment), améliore clairement la prise en charge des patients de la Maison médicale, ainsi que la qualité des soins qui leur sont prodigués.

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La réalisation d’une échographie n’est pas compliquée en soi, mais sa « lecture » demande une certaine expertise, et la morphologie ou l’état du patient peut parfois jouer des tours. « Nous ne sommes pas tous égaux devant la machine et les conditions techniques ne sont pas toujours optimales », sourit le Dr Vanmeerbeek. « Un ballonnement intestinal, ou le fait d’être à jeun ou pas, par exemple, peuvent ‘parasiter’ le décryptage de l’image. » D’où l’importance de bien respecter les consignes données en cas d’examen programmé (en urgence, impossible de prévoir, bien sûr).

Le fait de disposer, désormais, de cette technique au sein de la Maison médicale n’exclut évidemment pas le recours au spécialiste. Au contraire, l’échographie permet de gagner du temps et de mieux orienter le patient vers la consultation spécifique la plus adéquate et la plus pertinente.

« Enfin, cette technologie permet aussi une approche pédagogique : on tourne l’écran et on peut montrer directement au patient où se situe le problème ou, au contraire, l’absence de problème. Il participe, comprend mieux le diagnostic et y adhère davantage. C’est apprécié et appréciable », conclut le Dr Vanmeerbeek.  

La salle d’attente

Les différentes salles d’attente de notre Maison médicale sont de véritables pièces de vie. Conviviales et interactives, elles jouent le rôle d’interface entre vous – nos patients, vos familles – et nous en tant qu’équipe de soins, à votre disposition pour vous informer sur les déterminants médicaux (ou plus vastes) de la santé. L’aviez-vous remarqué ?

« Cela fait plusieurs années, maintenant, que nous utilisons ainsi nos salles d’attente comme lieux de sensibilisation et d’éducation via des thématiques et des actualités en lien avec la santé », explique Fabienne Ponsard, éducatrice et particulièrement investie dans le secteur psychosocial. Fabienne est notamment active dans le Soutien à la Parentalité au sein de la Maison médicale de Tilleur.

« Quand j’ai commencé à travailler ici, il y a 22 ans, il existait déjà un groupe ‘salle d’attente’ », se souvient-elle. « Il est devenu de plus en plus créatif et inventif, ces dernières années. Nous avons désormais beaucoup de thèmes, mais nous savons aussi, avec l’expérience, que trop d’info tue l’info ! Donc pas trop d’affiches en même temps, sinon on ne s’y retrouve plus ! », sourit Fabienne.

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Nos salles d’attente sont des lieux de vie, d’information et d’échanges. Une info vous intéresse en particulier ? Nous la partageons volontiers avec vous, il suffit de venir nous en parler

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Le duo formé par Fabienne Ponsard et Mireille Dropulijc, qui s’investit dans la vie des salles d’attente de la Maison médicale de Tilleur, se réunit régulièrement, notamment en début d’année pour planifier les différents sujets qui seront abordés au fil des mois. Certains thèmes sont évidemment récurrents, comme la vaccination antigrippe à l’automne ou encore la Journée mondiale sans Tabac et celle du Sida.

« Nous suivons également l’actualité, avec des conseils adaptés, par exemple en cas de canicule où nous installons aussi un distributeur d’eau », poursuit Fabienne Ponsard. Allier le geste à la parole, mettre des actes sur des mots, c’est aussi le leitmotiv de l’équipe, qui n’hésite pas à interpeller le public de la salle d’attente.

« Un des thèmes qui a été le plus apprécié était consacré au GSM. C’était à l’occasion de la Journée mondiale sans GSM. Nous étions un peu saturés de ce règne du GSM partout et tout le temps, et pas mal de patients se sont montrés d’accord avec nous lors de cette action. Symboliquement, nous avions mis des affiches avec des GSM barrés sur les chaises, et avions même suspendus des téléphones en plastique à l’accueil, qui venaient cogner contre les gens pour leur faire prendre conscience du dérangement que ces GSM occasionnent dans nos vies à tous au quotidien. »

Des dépliants à emporter sont également disponibles, ainsi que des ‘boîtes à livres’ pour encourager les échanges de bouquins entre patients. Tous les sujets sont les bienvenus, de même que les BD. Car la volonté d’informer et de partager va bien au-delà de la santé : activités organisées au sein de la Maison médicale (marches, petits déjeuners, par exemple), stages et événements dans la commune (don de sang), petits ‘trucs de grand-mère’ pour préserver l’environnement, dessins d’enfants… « Nous essayons toujours de faire appel au vécu des patients, à leur quotidien, en alternant des thématiques légères (le chocolat à Pâques, par exemple) et des sujets graves comme la maltraitance, le chômage, la pauvreté. Nous entendons parfois les personnes en débattre entre elles, dans la salle, en attendant leur tour », analyse Fabienne. « Mais nous veillons aussi à ne pas ‘miner’ le moral des gens. Nous avons par exemple fait une affiche « Bienveillance », avec une petite phrase différente épinglée chaque jour, cette campagne a été fort appréciée. »

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Vous avez une idée de thématique qui pourrait intéresser un maximum de patients ? N’hésitez pas à venir partager vos idées avec nous. Vos réactions sont toujours les bienvenues

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Les soins palliatifs

Vous venez de rentrer à la maison et vous êtes perdu. Sonné, même. Le médecin vient d’évoquer la possibilité de « soins palliatifs » pour l’un de vos proches…

« Soins palliatifs »… Ces deux mots vous terrorisent. Respirez profondément, calmement. Cet article est là pour vous expliquer de quoi il retourne exactement. Oui, le sujet est tabou. Oui, il fait peur. Parce que bien souvent, spontanément, nous en avons encore une image négative. Nous l’associons directement au fait que la mort attend au tournant.

En réalité, pris dans la tourmente de nos sentiments, nous confondons souvent « soins palliatifs » et « fin de vie imminente ». Certains d’entre nous risquent aussi de penser à « euthanasie ». Et l’inquiétude, alors, de redoubler.

Un accompagnement à tous les niveaux

« Les soins palliatifs constituent une période qui peut débuter relativement tôt dans le décours de la maladie », précise Laurence Vandaalen, infirmière spécialisée en soins palliatifs au sein de la Maison médicale de Tilleur. « Il peut y avoir complémentarité entre l’approche curative et palliative : on peut poursuivre des soins curatifs tout en étant en palliatif. »

Les soins palliatifs sont avant tout un accompagnement renforcé de la personne malade. Une prise en charge multidisciplinaire (c’est-à-dire physique, psychologique, sociale, morale, existentielle et spirituelle) à partir du moment où on l’on sait que la maladie est incurable. Pourquoi faire ? Pour assurer et optimaliser aussi longtemps que possible la qualité de vie de la personne, mais aussi celle de ses proches et/ou de ses aidants.

« Les soins palliatifs sont mis en route dès le moment où les soins donnés au patient n’ont plus pour objectif de venir à bout de sa maladie, mais de lui offrir le plus de confort possible », complète le Dr Catherine Poisquet, médecin. « Ils peuvent débuter soit parce que la maladie est trop avancée et que tous les traitements ont échoué, soit selon le choix du patient quand il estime que les traitements lui semblent inconfortables, trop lourds ou sont devenus inacceptables à ses yeux. »

La meilleure qualité de vie possible

« Cette prise en charge peut varier de quelques jours à plusieurs mois », poursuit Madame Vandaalen. « On met en place une attitude palliative avec un projet de soins et de vie. Le patient est au centre de ce processus qui n’accélère, ni ne ralentit la mort. On lutte contre la douleur et les symptômes d’inconfort, on tend vers une meilleure qualité de vie jusqu’au départ de la personne. »

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De plus en plus de gens souhaitent rester à domicile et décéder chez eux. Les soins palliatifs permettent cet accompagnement, du patient et de sa famille, jusqu’au bout du chemin. Et dans l’environnement qu’il a lui-même choisi.

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Concrètement, comment cela s’organise-t-il ? « Dès qu’un patient entre en soins palliatifs, nous créons un binôme médical, ainsi qu’un binôme infirmier », reprend Laurence Vandaalen. « Des réunions pluridisciplinaires (avec les médecins, les infirmières, le kiné, le psychologue, etc.) sont organisées une fois par semaine, voire davantage si nécessaire. Une farde est mise au domicile du patient, comprenant les différents documents utiles à chacun lors de son passage. Nous faisons aussi appel à l’équipe Delta (2ème ligne), qui est la Plate-Forme de Soins Palliatifs de la Province de Liège, que ce soit pour une aide matérielle ou psychologique, pour le patient, ses proches ou pour nous-mêmes. Une réunion est encore organisée à la Maison médicale après le décès du patient. »

« En tant que Maison médicale, c’est notre rôle d’accompagner nos patients tout au long du chemin et les soins palliatifs en font naturellement partie. Nous sommes présents pour écouter, apaiser les peurs du patient et de son entourage, répondre à leurs questions afin de les soutenir au plus près dans ces situations difficiles », ajoute le Dr Poisquer. « Travailler en équipe pluridisciplinaire nous permet de mettre en commun nos compétences professionnelles propres de façon à accompagner au mieux les demandes et besoins de chaque patient, mais également de nous soutenir les uns les autres. »

L’aromathérapie

Connaissez-vous l’aromathérapie ? A la Maison médicale de Tilleur, cela fait déjà un petit bout de temps que nos infirmières se sont lancées dans l’utilisation de cette thérapie dans le cadre des soins qu’elles prodiguent au domicile des patients. Et on a vraiment envie de partager ça avec vous.

Qu’est-ce que l’aromathérapie ? C’est l’utilisation d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques.

Une huile essentielle « est une substance odorante et volatile, non grasse, extraite d’un végétal sous forme liquide. C’est un extrait aromatique provenant des organes d’une plante, soumis à la distillation par entraînement à la vapeur d’eau. » (Baudoux, Aromathérapie, 2017).

Simple, pensez-vous ? Détrompez-vous ! L’utilisation des huiles essentielles exige une bonne connaissance en la matière. Tout comme pour les médicaments classiques, dits « allopathiques », l’aromathérapie nécessite certaines précautions d’emploi, elle peut provoquer des effets secondaires, voire être toxique. Notre équipe, à la Maison Médicale, a la chance de compter parmi ses infirmières une collègue, Manon, qui a suivi la formation en Aromathérapie scientifique et médicale au Collège International d’Aromathérapie Dominique Baudoux.

Lavande & calandula

Pour le moment, notre principale utilisation de l’aromathérapie, au sein de la Maison Médicale, repose sur une synergie simple d’huile essentielle de lavande combinée à de d’huile de macération de calendula.

« Concrètement, après réalisation d’un test allergique, le mélange peut, par exemple, être utilisé en prévention contre l’apparition d’escarres chez les patients alités. Cet usage a prouvé son efficacité au cours des derniers mois chez plusieurs bénéficiaires de soins », explique notre infirmière-aromathérapeute, Manon Thyssen.

Récemment, nos infirmières ont également commencé à utiliser un spray contenant une autre synergie pour traiter les mycoses cutanées. L’aromathérapie peut donc avoir aussi un effet préventif.

Comment les traitements à base d’aromathérapie se prennent-ils ? Plusieurs voies d’administration sont possibles, notamment sous la langue (« sublingual »), par voie orale, cutanée, rectale ou encore atmosphérique (grâce à un diffuseur).

Nos infirmières ont l’intention d’élargir le recours aux huiles essentielles à d’autres problèmes de santé. Quelques exemples de troubles qui peuvent être traités par les huiles essentielles: eczéma, prévention des lésions liées à la radiothérapie (« radiodermite »), hémorroïdes, hématomes, nausées, genoux douloureux (« gonalgie »), etc.

Des questions concernant cette thérapie naturelle ? N’hésitez pas à contacter la Maison Médicale, qui vous mettra en contact avec l’équipe infirmière.

Le diabète

Vous, ou l’un de vos proches, êtes atteint de diabète. Le médecin vient de vous l’annoncer. Après un moment de stupeur bien légitime, 1000 questions vous viennent à l’esprit. Qu’est-ce, cette maladie ? C’est grave ? C’est lié au taux de sucre dans le sang, non ?

Le diabète est une maladie chronique. Elle se soigne, mais ne se guérit pas. Votre médecin va vous expliquer votre cas en particulier, ainsi que les habitudes de vie qu’il serait souhaitable de modifier et le traitement qui va être mis en place. Vous pouvez, bien sûr, lui poser toutes vos questions. Il est très important que vous compreniez bien ce qui vous arrive afin de pouvoir changer vos habitudes, prendre vos médicaments correctement, faire vos contrôles de glycémie et, ainsi, participer à la prise en charge de votre maladie pour qu’elle n’entrave pas trop votre vie au quotidien.

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Le diabète est une maladie de l’insuline. Cette hormone, naturellement fabriquée par notre pancréas, sert de « clef » pour ouvrir la porte de nos cellules et y laisser entrer le sucre (glucose) dont elles ont besoin pour fonctionner.

Quand l’insuline ne fait plus son job correctement, c’est tout le corps qui trinque. Soit c’est la serrure des cellules qui coince comme si elle ne reconnaissait plus la clef (on parle d’« insulino-résistance »), soit c’est le pancréas qui, épuisé, et ne produit plus assez d’insuline. Résultat : le taux de sucre (glucose) dans le sang grimpe. On peut s’en rendre compte en mesurant sa glycémie (petit test facile à faire soi-même à la maison). Une glycémie dite normale (à jeun) varie entre 70 et 100 mg/dl de sang. Nous vous expliquerons, à la Maison médicale, où se situe la vôtre, et ce que cela implique en termes de risques pour votre santé et de type de traitement.

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Outre votre médecin référent, d’autres personnes peuvent vous aider chez nous.

Christine Lachaussée est notre diététicienne. Elle est la personne-ressource qui va vous donner (en consultation individuelle ou collective) toutes les infos utiles pour avoir une alimentation à la fois équilibrée et adaptée au diabète. Les deux premières séances (20,28€) sont en grande partie remboursées par l’INAMI.

« Après avoir fait un bilan nutritionnel avec le patient, j’aborde, lors de différentes séances, des sujets aussi divers que la composition des repas pour avoir des menus équilibrés, la répartition des glucides (sucres) et des lipides (graisses) ou la connaissance des édulcorants (faux sucres) », explique Christine. « Ma mission est de mettre à la disposition des personnes diabétiques une information de qualité afin de leur permettre d’améliorer leurs connaissances et leur compréhension des mécanismes de la maladie. » Qu’est-ce que le diabète ? Quelles collations ? La place de l’alcool, des aliments « allégés », la répartition des repas en fonction du traitement, le décodage des étiquettes des produits alimentaires… sont autant de sujets sur lesquels Christine peut répondre pour améliorer la prise en charge des malades et minimiser leur risque de complications. C’est toute notre philosophie : des soins optimaux, pour une meilleure qualité de vie.

« Les séances collectives ont lieu une fois par mois à la Maison médicale », poursuit la diététicienne, « Ces réunions encouragent une dynamique de communication et d’échanges entre patients et soignants, créent du lien social pour lutter contre l’isolement, favorisent les échanges d’expérience et le partage de vécu entre personnes diabétiques et leurs proches lors d’activités organisées par le groupe collectif en présence également de l’infirmière, du médecin ou de différents thérapeutes (kiné, dentiste), suivant la thématique. »

Elisabeth Godard est votre seconde personne de référence. « Avec ma formation d’infirmière ayant une expertise particulière en diabétologie, je suis une sorte « d’éducatrice » en diabète : ça consiste à apprendre au patient (et à ses proches) tout ce qui a trait à la maladie pour qu’il puisse la comprendre et adapter son comportement afin d’avoir un meilleur état de santé. Comment agit le médicament prescrit et comment le prendre, l’équilibre alimentaire (en collaboration avec Christine, la diététicienne), l’exercice physique, le tabagisme, les soins des pieds, les bonnes réactions en cas d’hypo/hyperglycémie, les adaptations de traitement/alimentation en cas de ramadan ou de voyage en avion, les remboursements et avantages mutuelles … Bref, j’accompagne le patient dans les différentes phases d’acceptation de la maladie et je l’aide à avancer. »

L’objectif principal de cette prise en charge pluridisciplinaire est d’éviter les complications à court et à long terme de la maladie, comme les troubles cardiovasculaires (risque d’infarctus, d’AVC), l’amputation de membres (pied diabétique), etc. « Concrètement, à chaque diagnostic de diabète, j’en suis informée par votre médecin traitant et je contacte le patient pour lui donner rendez-vous. Je vois les patients tous les trois mois, puis deux fois par an lorsque les apprentissages sont connus et/ou le diabète équilibré. Si le traitement change (injections d’insuline), je vois le patient plus régulièrement et lui apprend les différentes techniques dont il va avoir besoin (prise de glycémie, piqûres). »

Les consultations ont lieu au cabinet à Tilleur, le vendredi après-midi ainsi qu’une matinée. Les rendez-vous peuvent aussi se faire à Sclessin ou à domicile, si besoin. « Je vois le patient entre 30 et 45 minutes, sa pression artérielle et son poids sont contrôlés, et un examen du pied réalisé tous les 18 mois. Je vérifie aussi le suivi par un ophtalmologue et/ou un diabétologue si nécessaire. » Le contenu des consultations est toujours notifié dans le dossier informatisé du patient et consultable par son généraliste.