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Potager de Sclessin

L’activité Potager de Sclessin est destiné à tous les patients désireux de créer un lien, il est un lieu de rencontre et d’échange.

Les personnes qui possèdent de bonnes connaissances en jardinage  transmettent leur savoir aux personnes désireuses d’apprendre.

Le projet vous offre aussi, si vous n’avez pas de jardin, de vous  ressourcer et d’avoir une activité à l’extérieur.

Tout cela permet de diminuer son stress, d’éventuelles angoisses et d’appréhender la vie avec plus de positivité grâce au contact avec la nature.

C’est l’occasion simplement de passer un bon moment au soleil ou pas…

Actuellement nous avons de belles récoltes de salades, nous sommes en attente que les tomates rougissent, nous avons beaucoup d’épices et herbes aromatiques (sauge, sarriette, origan, basilic, thym, lavande…), nous avons également planté des fraisiers récemment. Vous êtes les bienvenus pour passer voir ou récolter.

Notre dernier projet en date est la plantation d’arbres à petits fruits

L’activité  a lieu une fois par semaine mais le jardin reste accessible durant les heures d’ouverture de la maison médicale de Sclessin pour entretenir, récolter ou se ressourcer.

Intéressé ? Contactez le 04.224.40.49 ou parlez-en à l’accueil !

Les soins palliatifs

Vous venez de rentrer à la maison et vous êtes perdu. Sonné, même. Le médecin vient d’évoquer la possibilité de « soins palliatifs » pour l’un de vos proches…

« Soins palliatifs »… Ces deux mots vous terrorisent. Respirez profondément, calmement. Cet article est là pour vous expliquer de quoi il retourne exactement. Oui, le sujet est tabou. Oui, il fait peur. Parce que bien souvent, spontanément, nous en avons encore une image négative. Nous l’associons directement au fait que la mort attend au tournant.

En réalité, pris dans la tourmente de nos sentiments, nous confondons souvent « soins palliatifs » et « fin de vie imminente ». Certains d’entre nous risquent aussi de penser à « euthanasie ». Et l’inquiétude, alors, de redoubler.

Un accompagnement à tous les niveaux

« Les soins palliatifs constituent une période qui peut débuter relativement tôt dans le décours de la maladie », précise Laurence Vandaalen, infirmière spécialisée en soins palliatifs au sein de la Maison médicale de Tilleur. « Il peut y avoir complémentarité entre l’approche curative et palliative : on peut poursuivre des soins curatifs tout en étant en palliatif. »

Les soins palliatifs sont avant tout un accompagnement renforcé de la personne malade. Une prise en charge multidisciplinaire (c’est-à-dire physique, psychologique, sociale, morale, existentielle et spirituelle) à partir du moment où on l’on sait que la maladie est incurable. Pourquoi faire ? Pour assurer et optimaliser aussi longtemps que possible la qualité de vie de la personne, mais aussi celle de ses proches et/ou de ses aidants.

« Les soins palliatifs sont mis en route dès le moment où les soins donnés au patient n’ont plus pour objectif de venir à bout de sa maladie, mais de lui offrir le plus de confort possible », complète le Dr Catherine Poisquet, médecin. « Ils peuvent débuter soit parce que la maladie est trop avancée et que tous les traitements ont échoué, soit selon le choix du patient quand il estime que les traitements lui semblent inconfortables, trop lourds ou sont devenus inacceptables à ses yeux. »

La meilleure qualité de vie possible

« Cette prise en charge peut varier de quelques jours à plusieurs mois », poursuit Madame Vandaalen. « On met en place une attitude palliative avec un projet de soins et de vie. Le patient est au centre de ce processus qui n’accélère, ni ne ralentit la mort. On lutte contre la douleur et les symptômes d’inconfort, on tend vers une meilleure qualité de vie jusqu’au départ de la personne. »

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De plus en plus de gens souhaitent rester à domicile et décéder chez eux. Les soins palliatifs permettent cet accompagnement, du patient et de sa famille, jusqu’au bout du chemin. Et dans l’environnement qu’il a lui-même choisi.

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Concrètement, comment cela s’organise-t-il ? « Dès qu’un patient entre en soins palliatifs, nous créons un binôme médical, ainsi qu’un binôme infirmier », reprend Laurence Vandaalen. « Des réunions pluridisciplinaires (avec les médecins, les infirmières, le kiné, le psychologue, etc.) sont organisées une fois par semaine, voire davantage si nécessaire. Une farde est mise au domicile du patient, comprenant les différents documents utiles à chacun lors de son passage. Nous faisons aussi appel à l’équipe Delta (2ème ligne), qui est la Plate-Forme de Soins Palliatifs de la Province de Liège, que ce soit pour une aide matérielle ou psychologique, pour le patient, ses proches ou pour nous-mêmes. Une réunion est encore organisée à la Maison médicale après le décès du patient. »

« En tant que Maison médicale, c’est notre rôle d’accompagner nos patients tout au long du chemin et les soins palliatifs en font naturellement partie. Nous sommes présents pour écouter, apaiser les peurs du patient et de son entourage, répondre à leurs questions afin de les soutenir au plus près dans ces situations difficiles », ajoute le Dr Poisquer. « Travailler en équipe pluridisciplinaire nous permet de mettre en commun nos compétences professionnelles propres de façon à accompagner au mieux les demandes et besoins de chaque patient, mais également de nous soutenir les uns les autres. »

L’aromathérapie

Connaissez-vous l’aromathérapie ? A la Maison médicale de Tilleur, cela fait déjà un petit bout de temps que nos infirmières se sont lancées dans l’utilisation de cette thérapie dans le cadre des soins qu’elles prodiguent au domicile des patients. Et on a vraiment envie de partager ça avec vous.

Qu’est-ce que l’aromathérapie ? C’est l’utilisation d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques.

Une huile essentielle « est une substance odorante et volatile, non grasse, extraite d’un végétal sous forme liquide. C’est un extrait aromatique provenant des organes d’une plante, soumis à la distillation par entraînement à la vapeur d’eau. » (Baudoux, Aromathérapie, 2017).

Simple, pensez-vous ? Détrompez-vous ! L’utilisation des huiles essentielles exige une bonne connaissance en la matière. Tout comme pour les médicaments classiques, dits « allopathiques », l’aromathérapie nécessite certaines précautions d’emploi, elle peut provoquer des effets secondaires, voire être toxique. Notre équipe, à la Maison Médicale, a la chance de compter parmi ses infirmières une collègue, Manon, qui a suivi la formation en Aromathérapie scientifique et médicale au Collège International d’Aromathérapie Dominique Baudoux.

Lavande & calandula

Pour le moment, notre principale utilisation de l’aromathérapie, au sein de la Maison Médicale, repose sur une synergie simple d’huile essentielle de lavande combinée à de d’huile de macération de calendula.

« Concrètement, après réalisation d’un test allergique, le mélange peut, par exemple, être utilisé en prévention contre l’apparition d’escarres chez les patients alités. Cet usage a prouvé son efficacité au cours des derniers mois chez plusieurs bénéficiaires de soins », explique notre infirmière-aromathérapeute, Manon Thyssen.

Récemment, nos infirmières ont également commencé à utiliser un spray contenant une autre synergie pour traiter les mycoses cutanées. L’aromathérapie peut donc avoir aussi un effet préventif.

Comment les traitements à base d’aromathérapie se prennent-ils ? Plusieurs voies d’administration sont possibles, notamment sous la langue (« sublingual »), par voie orale, cutanée, rectale ou encore atmosphérique (grâce à un diffuseur).

Nos infirmières ont l’intention d’élargir le recours aux huiles essentielles à d’autres problèmes de santé. Quelques exemples de troubles qui peuvent être traités par les huiles essentielles: eczéma, prévention des lésions liées à la radiothérapie (« radiodermite »), hémorroïdes, hématomes, nausées, genoux douloureux (« gonalgie »), etc.

Des questions concernant cette thérapie naturelle ? N’hésitez pas à contacter la Maison Médicale, qui vous mettra en contact avec l’équipe infirmière.

Le diabète

Vous, ou l’un de vos proches, êtes atteint de diabète. Le médecin vient de vous l’annoncer. Après un moment de stupeur bien légitime, 1000 questions vous viennent à l’esprit. Qu’est-ce, cette maladie ? C’est grave ? C’est lié au taux de sucre dans le sang, non ?

Le diabète est une maladie chronique. Elle se soigne, mais ne se guérit pas. Votre médecin va vous expliquer votre cas en particulier, ainsi que les habitudes de vie qu’il serait souhaitable de modifier et le traitement qui va être mis en place. Vous pouvez, bien sûr, lui poser toutes vos questions. Il est très important que vous compreniez bien ce qui vous arrive afin de pouvoir changer vos habitudes, prendre vos médicaments correctement, faire vos contrôles de glycémie et, ainsi, participer à la prise en charge de votre maladie pour qu’elle n’entrave pas trop votre vie au quotidien.

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Le diabète est une maladie de l’insuline. Cette hormone, naturellement fabriquée par notre pancréas, sert de « clef » pour ouvrir la porte de nos cellules et y laisser entrer le sucre (glucose) dont elles ont besoin pour fonctionner.

Quand l’insuline ne fait plus son job correctement, c’est tout le corps qui trinque. Soit c’est la serrure des cellules qui coince comme si elle ne reconnaissait plus la clef (on parle d’« insulino-résistance »), soit c’est le pancréas qui, épuisé, et ne produit plus assez d’insuline. Résultat : le taux de sucre (glucose) dans le sang grimpe. On peut s’en rendre compte en mesurant sa glycémie (petit test facile à faire soi-même à la maison). Une glycémie dite normale (à jeun) varie entre 70 et 100 mg/dl de sang. Nous vous expliquerons, à la Maison médicale, où se situe la vôtre, et ce que cela implique en termes de risques pour votre santé et de type de traitement.

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Outre votre médecin référent, d’autres personnes peuvent vous aider chez nous.

Christine Lachaussée est notre diététicienne. Elle est la personne-ressource qui va vous donner (en consultation individuelle ou collective) toutes les infos utiles pour avoir une alimentation à la fois équilibrée et adaptée au diabète. Les deux premières séances (20,28€) sont en grande partie remboursées par l’INAMI.

« Après avoir fait un bilan nutritionnel avec le patient, j’aborde, lors de différentes séances, des sujets aussi divers que la composition des repas pour avoir des menus équilibrés, la répartition des glucides (sucres) et des lipides (graisses) ou la connaissance des édulcorants (faux sucres) », explique Christine. « Ma mission est de mettre à la disposition des personnes diabétiques une information de qualité afin de leur permettre d’améliorer leurs connaissances et leur compréhension des mécanismes de la maladie. » Qu’est-ce que le diabète ? Quelles collations ? La place de l’alcool, des aliments « allégés », la répartition des repas en fonction du traitement, le décodage des étiquettes des produits alimentaires… sont autant de sujets sur lesquels Christine peut répondre pour améliorer la prise en charge des malades et minimiser leur risque de complications. C’est toute notre philosophie : des soins optimaux, pour une meilleure qualité de vie.

« Les séances collectives ont lieu une fois par mois à la Maison médicale », poursuit la diététicienne, « Ces réunions encouragent une dynamique de communication et d’échanges entre patients et soignants, créent du lien social pour lutter contre l’isolement, favorisent les échanges d’expérience et le partage de vécu entre personnes diabétiques et leurs proches lors d’activités organisées par le groupe collectif en présence également de l’infirmière, du médecin ou de différents thérapeutes (kiné, dentiste), suivant la thématique. »

Elisabeth Godard est votre seconde personne de référence. « Avec ma formation d’infirmière ayant une expertise particulière en diabétologie, je suis une sorte « d’éducatrice » en diabète : ça consiste à apprendre au patient (et à ses proches) tout ce qui a trait à la maladie pour qu’il puisse la comprendre et adapter son comportement afin d’avoir un meilleur état de santé. Comment agit le médicament prescrit et comment le prendre, l’équilibre alimentaire (en collaboration avec Christine, la diététicienne), l’exercice physique, le tabagisme, les soins des pieds, les bonnes réactions en cas d’hypo/hyperglycémie, les adaptations de traitement/alimentation en cas de ramadan ou de voyage en avion, les remboursements et avantages mutuelles … Bref, j’accompagne le patient dans les différentes phases d’acceptation de la maladie et je l’aide à avancer. »

L’objectif principal de cette prise en charge pluridisciplinaire est d’éviter les complications à court et à long terme de la maladie, comme les troubles cardiovasculaires (risque d’infarctus, d’AVC), l’amputation de membres (pied diabétique), etc. « Concrètement, à chaque diagnostic de diabète, j’en suis informée par votre médecin traitant et je contacte le patient pour lui donner rendez-vous. Je vois les patients tous les trois mois, puis deux fois par an lorsque les apprentissages sont connus et/ou le diabète équilibré. Si le traitement change (injections d’insuline), je vois le patient plus régulièrement et lui apprend les différentes techniques dont il va avoir besoin (prise de glycémie, piqûres). »

Les consultations ont lieu au cabinet à Tilleur, le vendredi après-midi ainsi qu’une matinée. Les rendez-vous peuvent aussi se faire à Sclessin ou à domicile, si besoin. « Je vois le patient entre 30 et 45 minutes, sa pression artérielle et son poids sont contrôlés, et un examen du pied réalisé tous les 18 mois. Je vérifie aussi le suivi par un ophtalmologue et/ou un diabétologue si nécessaire. » Le contenu des consultations est toujours notifié dans le dossier informatisé du patient et consultable par son généraliste.